Le vide angoisse la droite. Ou plutôt l’éternelle question de «l’incarnation», dans cette famille politique habituée à la figure du chef. A moins d’un an de l’élection présidentielle, et alors que le duel annoncé entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen domine toujours les enquêtes d’opinion, Les Républicains tâtonnent toujours pour désigner leur champion. La mission incombe au patron du parti, Christian Jacob, qui ne se cache pas de désigner le nom de son favori : François Baroin. «Je fais tout pour que ça puisse être le cas, lâchait l’ancien maire de Provins (Seine-et-Marne) à Challenges, début juin. Si c’était verrouillé, je n’insisterais pas. Mais aujourd’hui, il a accepté d’y réfléchir.» Le maire de Troyes a longtemps laissé planer le doute sur ses intentions élyséennes, avant de clore les rumeurs, avec une série de tête-à-tête avec les cadors du parti, lancée à l’automne.
A l’approche des élections régionales, l’ancien ministre multiplie pourtant les apparitions. Mardi, il était à Toulouse, au




