Dans la nuit qui enveloppe Matignon, François Bayrou remonte, lentement mais d’un pas sûr, la cour bondée. Ce n’est pas parce qu’il est le quatrième Premier ministre de l’année 2024 que le centriste compte escamoter ce moment solennel. Au pied du perron, Michel Barnier l’accueille chaleureusement sans lui vendre du rêve, neuf jours après le vote, par une «improbable coalition des contraires» à l’Assemblée nationale, d’une motion de censure qui l’a renversé. «Je savais depuis le premier jour que le temps de mon gouvernement était compté», se souvient l’ancien Premier ministre, nommé voilà trois mois. Fiche en main qu’il regarde à peine, son successeur jure qu’il «n’ignore rien de l’Himalaya qui se dresse devant nous». Lui qui a songé à la formule de François Mitterrand victorieux, le 10 mai 1981 – «enfin, les ennuis commencent» – mesure combien «les difficultés sont beaucoup plus importantes que les chances de succès», tout en rêvant d’«un chemin inédit, marqué de la volonté de réconciliation». Bayrou cite deux de ses «obsessions» : le «mur de verre q
Nomination
François Bayrou à Matignon : l’emprise du milieu
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Au terme d’un laborieux processus, le maire de Pau a été désigné ce vendredi 13 décembre pour succéder à Michel Barnier. Ne lui reste plus qu’à trouver comment garder un précaire équilibre politique.
François Bayrou, lors de la passation de pouvoir avec Michel Barnier, à Paris, le 13 décembre. (Albert FACELLY/Libération)
Publié le 13/12/2024 à 21h13
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