En bon admirateur d’Henri IV, Pau vaut bien une controverse. François Bayrou ne compte pas s’excuser de sa bourde. Mais ce mardi 17 décembre, devant les oppositions qui l’accusent d’avoir délaissé la situation gravissime de Mayotte, le Premier ministre était bien en peine de justifier sa présence, lundi soir, au conseil municipal de la ville dont il entend rester maire. Seul au banc, faute de ministres nommés après la chute de l’équipe Barnier, le centriste a dû répondre au feu roulant des critiques, lors de sa première séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. Si se faire le chantre du cumul des mandats, lundi, sous les ors de la salle du conseil municipal, semblait décalé au moment où l’île ravagée par le cyclone Chido manque de tout, Bayrou jure qu’il n’a pas perdu une miette de la situation mahoraise. Quitte à s’empêtrer : rappelant qu’Emmanuel Macron a annoncé vouloir se rendre au chevet de Mayotte, le
Premiers jours
François Bayrou, un Premier ministre en maire agité
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Entre de premières bévues, le délicat accouchement de son gouvernement et le risque toujours présent d’une censure, les débuts du Béarnais à Matignon ne respirent pas l’état de grâce.
Le Premier ministre, François Bayrou, à Paris le 17 décembre 2024. (Albert Facelly/Libération)
Publié le 17/12/2024 à 20h49
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