Attention, grosse ficelle. Au lendemain de l’allocution d’Emmanuel Macron, nombreux étaient les ministres et les représentants de la majorité présidentielle à faire ce mardi matin le service après-vente de cette prise de parole qui ne règle rien. Parmi les messages au premier des «cent jours d’apaisement» proclamés par le chef de l’Etat pour tenter de se donner un peu d’air, Bruno Le Maire (Economie) ou Gabriel Attal (Comptes publics) ont notamment mis en avant la lutte contre la fraude sociale. Car, comme l’a expliqué le patron de Bercy sur BFM TV, en entonnant un refrain qu’on entend d’habitude beaucoup plus à droite de l’échiquier politique, «nos compatriotes en ont ras le bol de la fraude. […] Ils n’ont aucune envie de voir que des personnes peuvent bénéficier d’aides, les renvoyer au Maghreb ou ailleurs, alors qu’ils n’y ont pas droit. Ce n’est pas fait pour ça le modèle social».
Le billet de Jonathan Bouchet-Petersen
«Fraude sociale» des travailleurs d’origine maghrébine : Le Maire dans la roue du RN
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En pointant du doigt les travailleurs d’origine étrangère, le ministre de l’Economie s’aventure dans les eaux marécageuses des préjugés racistes. Un clin d’œil appuyé à l’électorat du RN qui laisse augurer un sale débat sur la loi immigration.
Bruno Le Maire, le 24 avril 2022 au soir de la réélection d'Emmanuel Macron, sur le Champ-de-Mars. (Frederic Petry/Hans Lucas.AFP)
Publié le 18/04/2023 à 16h39
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