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Mardi après-midi, les députés étaient tranquilou en train de débattre d’un texte pour préparer les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2030 dans les Alpes françaises. Mais, sur les coups de 18 heures, alors que l’Assemblée allait adopter largement le texte, la députée LFI Sandrine Nosbé a soudain sorti l’hémicycle de sa léthargie en lâchant un mot rarement entendu dans l’enceinte du Palais-Bourbon : le fameux «f-word» comme disent les ricains.
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«Je le répète, les JOP 2030 permettent aux gouvernements d’intégrer leurs fantasmes fascistes et ultra-libéraux les plus crasses dans le droit positif. A l’heure où je vous parle, Meloni en Italie, qui reçoit les Jeux d’hiver 2026, accepte sur son sol la milice anti-immigration de Donald Trump, ICE. ICE, qui est responsable de l’incarcération de Liam, 5 ans, de meurtres. Rappelons ce qu’est ICE pour ne pas banaliser la dérive fasciste à l’œuvre dans le monde. Et pour que les JO d’hiver 2030 ne deviennent jamais un prétexte à la collaboration. Alors, comme des millions de citoyens américains entrés en résistance, je veux dire ici à cette tribune : fuck ICE. LFI continuera à s’organiser contre votre inhumanité et à lutter contre le fascisme sous toutes ses formes», a lancé l’insoumise, applaudie par son camp.
Derrière cette sortie choc, Nosbé fait référence à la participation de la police migratoire américaine, principal outil répressif sous Trump, à la sécurisation de la délégation US pour les JO de Milan-Cortina, qui démarrent dans deux jours. Une présence qui a provoqué de grosses manifs à Milan le week-end dernier.




