De la botte de paille, opportunément convertie en pupitre, à la tribune surplombant l’hémicycle de l’Assemblée nationale. Englué dans la crise agricole, son premier stress-test, Gabriel Attal doit prononcer, ce mardi 30 janvier, sa déclaration de politique générale. L’exercice imposé à tout Premier ministre doit répondre à la double ambition que s’est fixée son équipe : montrer aux Français qu’ils ont été compris, avec quelques annonces concrètes, et transporter les parlementaires – du moins ceux de sa majorité. Venu vendredi dans une ferme de Haute-Garonne (puis dimanche en Indre-et-Loire) pour tenter de désamorcer la colère du monde paysan, Attal a défini la recette qu’il compte dupliquer à Matignon : «Assumer de dire quelle est la situation, surtout quand ça fait mal, et prendre des décisions pour y répondre.» Un diagnostic et des «preuves d’amour». Testée à l’Education nationale, la formule n’a pas convaincu les agriculteurs qui,
Discours de politique générale
Gabriel Attal, la com d’Etat permanente
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Au gré de son parcours, le Premier ministre a développé une doctrine opportuniste, reposant sur le parler cash et l’action rapide. Un pragmatisme qu’il défendra lors de sa déclaration de politique générale devant l’Assemblée nationale.
La Premier ministre, Gabriel Attal, le 10 janvier dans les communes d'Ermont et d'Eaubonne (Val-d'Oise). (Denis Allard/Libération)
Publié le 29/01/2024 à 20h27
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