On passera vite sur le fait qu’il est, à 34 ans, le plus jeune ministre de l’Education nationale de la Ve République. Un record, certes, mais qui ne dit rien de sa capacité à occuper le poste. Alors qu’il aborde sa première rentrée rue de Grenelle, on a envie, pour le bien du plus grand nombre et non pour donner du carburant à ses ambitions personnelles, de souhaiter que Gabriel Attal soit une bonne surprise. On le fait sans naïveté car il y a beaucoup à faire, pour les enseignants comme pour leurs élèves, du primaire à l’université.
Le jeune premier du macronisme a hérité de ce prestigieux maroquin lors du dernier remaniement, largement insipide. Pap Ndiaye, dont la nomination avait été un symbole après l’ère Blanquer, n’a jamais eu les mains libres et n’a jamais réussi à exister dans le combat politique face à l’extrême droite, la droite, et même une partie de son camp qui en avait fait une cible. Son départ était prévisible. Contrairement au choix d’Attal, jusque-là en charge du budget de la nation sous l’autorité de Bruno Le Maire, pour lui succéder.
Profil aussi techno que politique
S’il ne connaît pas grand-chose à l’Education nationale – et qu’il n’a pas effectué sa scolarité dans le public, même si ce n’est pas à lui que ce reproche peut être adressé –, celui qui fut conseiller de la socialiste Marisol Touraine au ministère des Affaires sociales et de la Santé durant le quinquennat de François Hollande avant de devenir l’un des visages du macronisme, dont il est une émanation presque pure et parfaite,




