Les gauches se rapprochent et s’éloignent au gré des chiffres. En octobre, un sondage sur la présidentielle de 2022 a été abondamment cité et commenté. Selon cette étude Ifop, si la gauche se présentait rassemblée au 1er tour, Jean-Luc Mélenchon atteindrait 15 % des voix, contre environ 12 % dans le scénario de la dispersion. Anne Hidalgo et Yannick Jadot recueilleraient, quant à eux, 13 % dans l’hypothèse du rassemblement, contre environ 10 % pour la socialiste et 8 % pour l’écologiste, s’ils choisissaient l’option du solo. Déduction : les électorats des différentes familles à gauche ne s’additionnent pas. Conséquence : la perspective d’une union en 2022 s’éloignait. Ceux qui n’en avaient jamais voulu y trouvant un argument chiffré. Les autres se faisant à l’idée d’une présidentielle transformée en simple match des gauches.
Mais un autre sondage (Ipsos), publié début février, a inversé la tendance. Chacun de leur côté, Arnaud Montebourg, Anne Hidalgo et Yannick Jadot ne dépassent pas les 9 % d’intentions de vote mais, rassemblés, ils atteignent 16 % des voix derrière la maire de Paris, 17 % derrière l’eurodéputé. Et voilà un regain d’optimisme. «Ça remobilise parce qu’on voit qu’il y a un truc à fai




