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Gérald Darmanin se voit en facteur X de la présidentielle 2027

Le ministre de la Justice imagine dans «le Parisien» dimanche 1er février qu’il aura un impact «décisif» en 2027, soit en tant que candidat soit au soutien d’un autre.

Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, le 16 décembre à Marseille. (Miguel Medina/via Reuters)
Publié aujourd'hui à 12h03

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Les propos qui suivent sont-ils conformes à l’exigence fixée en octobre par Sébastien Lecornu, à savoir que «celles et ceux qui entreront au gouvernement devront s’engager à se déconnecter des ambitions présidentielles pour 2027» ? Poser la question, c’est déjà y répondre.

Dans le Parisien dimanche 1er février, Gérald Darmanin reparlait de son intérêt élyséen, une semaine après avoir déjà remis le bazar à ce sujet en confiant «songer» à l’élection suprême. «Bien sûr que je pèserai sur cette élection, assume derechef le ministre de la Justice. Comme candidat, ou bien en soutien de celui qui sera le mieux placé pour nous représenter, à condition qu’il reprenne mes propositions faites de gaullisme social.»

Intérêt supérieur de la nation

Il «ne serait pas digne de se désintéresser de l’élection de 2027 alors que le RN est le favori pour l’emporter», se justifie le garde des Sceaux, qui n’entretient donc l’idée de sa candidature qu’au nom de l’intérêt supérieur de la nation. «Ce qui compte, c’est qu’on ait un seul candidat et une dynamique nouvelle», ajoute celui qui plaide pour une primaire du «socle commun», concluant dans un ultime élan de modestie : «D’une manière ou d’une autre, j’y contribuerai… sans doute de manière décisive.»

Mais au vu de sa popularité et de son pouvoir de nuisance s’il devait être remercié, il semblerait que cette nouvelle entorse à la règle primo-ministérielle ne doive pas lui coûter son maroquin à l’occasion de l’ajustement ministériel™ qui se prépare.

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