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Tache d'huile

Guerre des chefs à LR : la macronie scrute la campagne à bonne distance

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Attentifs aux conséquences sur le gouvernement, les macronistes observent d’un œil méfiant la course à la présidence de Retailleau et Wauquiez, craignant les retombées de leur compétition sur l’alliance de raison qui les lie à LR.

Bruno Retailleau et Laurent Wauquiez à Bas-en-Basset (Haute-Loire), le 22 novembre 2024. (Olivier Chassignole /AFP)
Publié le 03/03/2025 à 8h00

Il suffit déjà d’un rien pour déstabiliser la frêle embarcation dans laquelle sont embringués le bloc central et la droite. Alors le congrès LR programmé mi-mai… Un député macroniste prend les jambes à son cou : «C’est leur problème, pas le nôtre. Je ne m’immisce pas.» Le camp présidentiel va toutefois scruter la compétition de ses alliés cahin-caha. Avec d’autant plus d’appréhension qu’à Renaissance, où l’on a fait des pieds des mains cet automne pour éviter une confrontation entre Elisabeth Borne et Gabriel Attal, on n’est pas habitués aux guerres des chefs. Idem au Modem et à Horizons, tenus par François Bayrou et Edouard Philippe sans l’ombre d’une bisbille. Depuis l’illustre conflit Copé-Fillon pour la présidence de l’UMP, la droite, elle, a montré qu’elle a le sens du psychodrame familial.

Après s’être donné toutes les peines, depuis 2022, pour arrimer la droite à l’ex-majorité relative, les macronistes se rassurent en considérant que l’appartenance de LR à la coalition est une affaire entendue. Les deux candidats ont signé en bas du contrat, Laurent Wauquiez comme président du groupe LR à l’Assemblée nationale et, plus encore, le ministre de l’In

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