Une série qui raconte son histoire, mieux que ses souvenirs ? Thaima Samman a longuement hésité avant de regarder Baron noir. «C’est génial», a-t-elle finalement félicité Eric Benzekri, le réalisateur, qu’elle a connu dans les années flamboyantes de SOS Racisme. «On était très fiers qu’Eric fasse cette série qui faisait écho à notre histoire, raconte Harlem Désir, ancien président de l’association. On était heureux d’échanger à partir d’un regard de créateur, plus libre qu’un regard politique.»
C’est en regardant la série, à sa sortie en 2016, que plusieurs membres de l’association se sont retrouvés, trente-deux ans après sa création. «Ça a été un choc pour les copains, raconte Benzekri. On s’est rendu compte qu’on était d’accord sur u




