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Harlem Désir, Laurence Rossignol, Eric Benzekri… Les anciens de SOS Racisme se racontent : «On était une famille et un peu une secte»

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Quatre décennies après la naissance de l’association, les membres de la bande originelle se fréquentent toujours. Désormais orphelins de Julien Dray et Jean-Luc Mélenchon, ils interrogent ce que sont devenus la gauche et le combat antiraciste.

Lors du rassemblement massif organisé par SOS Racisme, place de la Concorde à Paris, en juin 1985. (Alix Pascal/SIPA)
Publié le 20/12/2025 à 9h42, mis à jour le 20/12/2025 à 23h26

Une série qui raconte son histoire, mieux que ses souvenirs ? Thaima Samman a longuement hésité avant de regarder Baron noir. «C’est génial», a-t-elle finalement félicité Eric Benzekri, le réalisateur, qu’elle a connu dans les années flamboyantes de SOS Racisme. «On était très fiers qu’Eric fasse cette série qui faisait écho à notre histoire, raconte Harlem Désir, ancien président de l’association. On était heureux d’échanger à partir d’un regard de créateur, plus libre qu’un regard politique.»

C’est en regardant la série, à sa sortie en 2016, que plusieurs membres de l’association se sont retrouvés, trente-deux ans après sa création. «Ça a été un choc pour les copains, raconte Benzekri. On s’est rendu compte qu’on était d’accord sur u

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