Mardi, Amine Kessaci a enterré son frère Mehdi, avec un gilet par balles. Ce mercredi 19 novembre au matin, Benoît Payan – maire de Marseille – s’est exprimé au micro de RTL, appelant à ne pas laisser place à la peur, «il faut se lever et résister. Si on a peur, si on baisse la tête, alors c’est eux qui auront gagné».
Mehdi Kessaci a été tué en plein jour dans ce qui semble être «un crime d’avertissement», le 13 novembre. Ses obsèques se sont déroulées sous haute surveillance, ce mardi, à Marseille. «Ce qui s’est passé avec Mehdi, si on essaie de le comprendre : ça veut dire taisez-vous, que personne ne parle», estime Benoît Payan, qui exige des moyens supplémentaires pour lutter contre le narcotrafic à Marseille. Et de poursuivre : «Il faut rétablir une préfecture de police avec un chaîne de commandements claire. Il faut des moyens de police judiciaire et il faut des moyens de police judiciaire, scientifique et financière.»
«Un relâchement sur la question du narcotrafic»
Alors que «l’accent a été mis autour de la poursuite permanente des personnes en situation irrégulière», le maire de Marseille dénonce «un relâchement sur la question du narcotrafic». L’édile réclame l’installation du Parquet national anticriminalité organisé (Pnaco) à Marseille. Maire de la ville depuis 2020, Benoît Payan déplore avoir reçu «402 menaces de mort depuis le mois de septembre». Mais il assure «je n’ai pas peur. Je n’ai pas à avoir peur. Si on a peur, alors ils ont gagné» et appelle les Marseillais à faire de même.
A lire aussi
Ce mercredi matin, Amine Kessaci s’est exprimé pour la première fois après l’assassinat de son frère, dans une longue tribune publiée dans le Monde. «Non, je ne me tairai pas. Je dirai et répéterai que mon frère Mehdi est mort pour rien. Je dirai la violence du narcotrafic» peut-on y lire.




