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Reportage

«Il y a des gens qui demandent où elle est mais pas de pèlerinage» : sur la tombe de Jean-Marie Le Pen, des ex-voto nostalgiques et quelques curieux

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Un an après la mort du fondateur du Front national, quelques badauds et des admirateurs sont venus samedi 3 janvier au cimetière de la Trinité-sur-Mer, dans la relative indifférence des habitants.

Sur la tombe de Jean-Marie Le Pen, à la-Trinité-sur-Mer (Morbihan), le 3 janvier 2026. (Fabrice Picard/Libération)
ParElodie Auffray
Fabrice Picard
Photos
Publié le 05/01/2026 à 18h54

Le cimetière de la Trinité-sur-Mer (Morbihan) est désert, ce samedi matin 3 janvier. Un peu plus tôt, quelqu’un est passé sur la concession n°74, déposer trois roses qui recouvrent une feuille à petits carreaux. «Hommage au menhir de la part du forum onche.org. Vive JMLP, vive la France !» lit-on sur le papier signé d’une vingtaine de pseudos. L’ex-voto de fortune s’ajoute à la dizaine d’autres, confectionnés de bric et de broc, qui parsèment la sépulture de Jean-Marie Le Pen.

Sur le caveau familial, entre les bruyères fanées et autres fleurs malmenées par l’hiver, une bougie à l’effigie de Jeanne d’Arc a été déposée, ainsi qu’un menhir miniature, un porte-clé en forme de képi de légionnaire, un goodie de la campagne de 2007 siglé «Le Pen président»… Il y a aussi des coquillages, des cailloux, des galets recouverts d’inscriptions : «La France te dit MERCI», «Merci de votre combat». Seule une plaque, vissée dans un coin, signale que

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