A l’approche des commémorations des attentats du 13-Novembre, le procureur national antiterroriste, Olivier Christen, détaillait samedi 8 novembre que, si la mouvance jihadiste représente de loin la menace principale en France, l’extrême droite constitue le deuxième potentiel terroriste. Le magistrat a notamment rappelé que «cinq procédures relatives à ce contentieux dont un assassinat commis à Puget-sur-Argens», dans le Var, ont été ouvertes en 2025. Face à cette menace, la Mission de lutte contre la radicalisation violente dépendant de l’administration pénitentiaire a commandé un rapport à l’historien Nicolas Lebourg, portant sur un large échantillon de 104 individus arrêtés depuis 2017 pour des faits de violences d’extrême droite – terroristes ou non. Réalisée entre 2022 et 2024, l’enquête, à laquelle Libé a eu accès en avant-première, dresse le portrait d’une extrême droite baignant moins dans une idéologie structurée que dans un imaginaire obsédant : celui du prétendu «grand remplacement».
Parmi ces individus figurent 53 «TUD», pour «terroristes d’ultradroite», terme policier désignant des groupes violents impliqués dans des projets d’attentats. S’y ajoutent 51 activistes radicaux, néonazis ou identitaires, qui ciblent les biens et les personnes dans la rue. Le rapport constate une rupture : les auteurs d’actes




