«S’il fallait légiférer sur la prostate, on aurait plus vite eu notre créneau, grince une députée LREM. C’est une question de femmes, demandée par les femmes, et il n’y a que des mecs qui dirigent.» Depuis plus d’un an, une proposition de loi visant à allonger de douze à quatorze semaines le délai légal pour recourir à une interruption volontaire de grossesse (IVG) se perd dans un labyrinthe parlementaire. Initiée par l’élue ex-LREM Albane Gaillot, soutenue par les socialistes, les communistes et La France insoumise, elle a d’abord été votée contre l’avis du gouvernement avec l’appui d’une majorité du groupe LREM en première lecture à l’Assemblée le 8 octobre 2020. Rejetée sans surprise en janvier par le Sénat, à majorité de droite et du centre, elle a été réinscrite à l’ordre du jour du Palais-Bourbon par les socialistes le mois suivant pour une deuxième lecture. Les partisans du texte pouvaient se prévaloir de l’avis du Comité consultatif national d’éthique, saisi dans l’intervalle par le ministre de la Santé, Olivier Véran. Ses membres considèrent «qu’il n’y a pas d’objection éthique à allonger le délai d’accès à l’IVG de deux semaines». Mais c’était
Droits des femmes
IVG : le gouvernement joue la montre contre l’allongement du délai
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Tous bords confondus, une majorité de députés est favorable au passage de douze à quatorze semaines du délai légal de recours à l’interruption volontaire de grossesse. Cette proposition de loi reste pourtant au point mort.
Manifestation pour l'extension du droit à l'avortement à Paris le 25 septembre. (Cyril Zannettacci/Vu pour Libération)
Publié le 28/09/2021 à 1h22
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