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«Je file un coup de main» : l’ex-leader de la CGT Philippe Martinez candidat aux municipales à Villiers-sur-Marne

Sans volonté d’obtenir un poste d’adjoint au maire, l’ancien syndicaliste s’engage sur une liste d’union de la gauche dans cette ville du Val-de-Marne perdue face à la droite en 2020 à cause des dissensions.

Philippe Martinez à Paris, le 17 novembre 2025. (Denis Allard/Libération)
Publié le 10/01/2026 à 14h45

Il reprend du service. L’ex-numéro un de la CGT Philippe Martinez figure sur une liste de gauche pour les élections municipales à Villiers-sur-Marne (Val-de-Marne), a-t-il déclaré ce samedi 10 janvier, confirmant une information du Parisien.

Cette liste est conduite par le socialiste Frédéric Massot face au maire sortant LR Jacques-Alain Bénisti. «Je serai en position éligible si la liste de gauche gagne», a expliqué Philippe Martinez, tout en précisant qu’il ne souhaitait pas occuper de poste d’adjoint au maire. «Je file un coup de main, j’essaie d’aider, c’est ce que je fais déjà, d’ailleurs», a souligné l’ancien technicien métallurgiste de Renault, qui a dirigé la CGT de 2015 à 2023.

«Par exemple, j’essaie d’aider les résidents de la cité des Hautes-Noues, où il y a un bailleur social qui manque à tous ses devoirs, pour régler les problèmes de chauffage, les infiltrations d’eau» ou encore «les problèmes qu’il y a sur la ligne E du RER», a détaillé Philippe Martinez.

«Après, je reste à ma place, je n’ai pas d’ambition, j’aide avec ma petite expérience», a ajouté l’ancien dirigeant syndical, âgé de 64 ans. Au niveau politique, «j’ai souhaité être dans une liste d’union de la gauche la plus large possible, c’est le cas», explique-t-il.

Division de la gauche

Philippe Martinez dit n’être encarté dans aucun parti mais souhaiter que le PCF rejoigne la liste conduite par un socialiste. Il ne se prononce pas sur l’opportunité d’une possible fusion au deuxième tour avec la liste LFI menée par Adel Amara, laissant cette éventuelle décision à Frédéric Massot.

En 2020, la division de la gauche avait permis l’élection de Jacques-Alain Bénisti dans une triangulaire avec 46 % des voix face à Frédéric Massot (37 %) et Adel Amara (17 %).

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