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Campagne municipale

«Je ne vous parle pas de ce qui se passe au Congo» : en Isère, le maire d’extrême droite Gérard Dézempte s’acharne sur son opposant

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A Charvieu-Chavagneux, 10 500 habitants à une trentaine de kilomètres de Lyon (Rhône), Mamadou Dissa, conseiller d’opposition, ose défier le maire d’extrême droite, dont les attaques ciblent les immigrés et les musulmans.

Mamadou Dissa, candidat à l'élection municipale de mars 2026, à Charvieu-Chavagneux (Isère). (Bruno Amsellem/Libération)
ParMaïté Darnault
correspondante à Lyon
photo Bruno Amsellem
Publié le 02/01/2026 à 11h15

«Un chemin de croix.» C’est ainsi que Mamadou Dissa résume, en ce qui le concerne, son mandat municipal à Charvieu-Chavagneux, en Isère. En six ans, ce conseiller d’opposition est devenu l’ennemi numéro un du maire historique de la commune, le très droitier Gérard Dézempte, dont le règne sulfureux dure depuis 1983. L’élu, qui se targue d’être un «pur gaulliste» et un partisan de la première heure d’Eric Zemmour et son «union des droites» – entendu «avec l’extrême droite» est passé maître dans l’art de flirter avec la loi, distillant les attaques ad hominem dans des communiqués diffamatoires et des discours aux relents racistes et xénophobes.

«Toutes les occasions sont bonnes pour vous dire que vous êtes un citoyen de seconde zone, une pièce rapportée qui ne devrait même pas être là, on rentre dans une espèce de délit d’origine, de faciès, parce qu’on ne s’appelle pas Durand ou Dupont», constate Mamadou Dissa. Né au Burkina Faso, l’homme de 59 ans est arrivé

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