Du sommet de la tour de 98 mètres de haut, la foule doit paraître minuscule. Pourtant, au pied de l’hôtel de ville de Gennevilliers (Hauts-de-Seine), la bande de trottoir est trop étroite pour accueillir la bonne cinquantaine d’habitants rassemblés au pied du mât qui trône devant l’édifice. Il faut donc jouer des coudes pour s’approcher du maire communiste, Patrice Leclerc, micro en main, et voir hisser le drapeau noir-vert-blanc-rouge en ce lundi 22 septembre, jour de reconnaissance de l’Etat palestinien par la France.
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La reconnaissance officielle devant l’Assemblée générale de l’ONU n’aura lieu qu’à 21 heures, mais le maire s’y est pris tôt – il n’est encore que 8 h 45 – «pour que le drapeau reste toute la journée». L’édile anticipe une bagarre juridique avec les autorités de l’Etat : «Le préfet va nous interdire de l’afficher, on résistera, puis c’est le tribunal qui nous demandera de le retirer et on le fera pour ne pas gaspiller d’argent public en amende.» Patrice Leclerc a l’habitude, lui qui avait déjà




