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Libération
Indignation

«Je suis en colère» : Valls débarqué fustige le «naufrage» du second quinquennat Macron

Ecarté du ministère des Outre-Mer dans le dernier gouvernement Lecornu, l’ancien Premier ministre s’est montré amer à l’égard du Président ce dimanche 16 novembre au micro de Radio J.

Emmanuel Macron et Manuel Valls, le 12 juillet 2025 à l'Elysée. (Tom Nicholson/AFP)
Publié le 16/11/2025 à 9h21

Manuel Valls a la dent dure. Le second quinquennat d’Emmanuel Macron n’est rien de moins qu’un «naufrage», a fustigé ce dimanche 16 novembre l’ancien Premier ministre de François Hollande, qui s’inquiète d’une «crise de régime». Et de répéter sa «colère» après son départ du ministère des Outre-Mer lors du dernier remaniement. «Ce deuxième quinquennat est difficile, c’est le moins qu’on puisse dire. C’est même un naufrage», a lâché Manuel Valls sur Radio J.

La réélection du président de la République en 2022 «était quand même incroyable», a-t-il ajouté, «mais elle n’a pas permis de donner sens au deuxième quinquennat». «La dissolution est une erreur que lui paye, mais que nous payons, que les institutions, la démocratie payent et on voit bien que ça, ça crée des conditions d’instabilité», a-t-il poursuivi, évoquant une «crise de régime, une crise démocratique».

«Difficile de comprendre»

Ecarté du ministère des Outre-Mer au profit de la députée Horizons Naïma Moutchou après moins d’un an en poste, Manuel Valls a affirmé que ce n’était «pas un drame», mais a néanmoins fait part de sa «colère». «Je suis indigné. Le travail était fait et reconnu […]. Donc c’est difficile de comprendre», a-t-il expliqué, avançant plusieurs hypothèses sur sa non-reconduction dans le gouvernement de Sébastien Lecornu, après avoir été rappelé par François Bayrou.

«Peut-être qu’Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu n’ont pas apprécié que je réussisse là – en Nouvelle-Calédonie, mais pas seulement – où ils avaient échoué», a-t-il indiqué, alors que l’accord de Bougival, signé en juillet avec toutes les forces politiques calédoniennes – mais fragilisé depuis – a été conclu sous son égide.

«Peut-être que le président de la République n’a pas apprécié que j’intervienne au sein du Conseil des ministres au mois de juillet […] sur la reconnaissance de l’Etat palestinien», lorsqu’il avait critiqué les conditions de la reconnaissance par la France, a-t-il encore supputé.

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