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Analyse

Jean-Luc Mélenchon et la Nupes : quel avenir en commun ?

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Officiellement «en retrait de la vie politique» et ébranlé par l’affaire Quatennens, y compris en interne, le leader insoumis veut faire «craquer» Macron jusqu’à la dissolution. Celui qui continue de plaider pour une «fédération» des gauches ne renonce pas formellement à une candidature en 2027.

«Faites-vous aimer», a lancé Jean-Luc Mélenchon à ses troupes, ouvrant la voie de la succession. (Sameer Al-Doumy/AFP)
Publié le 04/11/2022 à 17h15, mis à jour le 06/11/2022 à 17h45

«Je m’amuse», sourit Jean-Luc Mélenchon en joignant ses mains. Depuis qu’il est «en retrait de la vie politique», l’insoumis passe du temps à écrire. Il retravaille sa bible politique, l’Ere du peuple, prépare un texte sur l’écrivain Etienne de La Boétie et largue des notes de blog sur le front politique. Mardi, après l’échec de la troisième motion de censure déposée par La France insoumise en réaction au troisième 49.3 dégainé par le gouvernement, l’ancien député a fustigé le choix de certains, à gauche, de ne pas voter le texte. Ceux-là parlent beaucoup de «peur» : peur de voir leurs voix se mêler à celles du Rassemblement national, de la «banalisation» des motions, d’incarner une opposition stérile et de voir l’extrême droite déferler sur l’Assemblée plus fort encore en cas de dissolution.

«Ils disent qu’on banalise les motions, eux banalisent les 49.3 en les laissant passer, répond l’insoumis dans

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