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Décryptage

Jean-Luc Mélenchon filtre les médias lors d’une conférence de presse excluant la majorité des titres dont «Libé»

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S’indignant du traitement réservé à son mouvement dans les médias traditionnels suite à la mort de Quentin Deranque, le leader de LFI a inauguré «un autre format de relations» en choisissant les publications conviées à sa prise de parole ce lundi 23 février.

Jean-Luc Mélenchon, à Roubaix, le 31 janvier 2026. (Sameer Al-Doumy/AFP)
Publié aujourd'hui à 21h15

Jusqu’ici, la relation de Jean-Luc Mélenchon aux journalistes avait des airs de romance toxique. L’hostilité cédait le pas à la dépendance, dans une inconstance souvent corrélée à l’avancée du calendrier électoral. Avec un schéma désormais identifié : les médias étaient ciblés de façon virulente, et puis il s’adoucissait généralement à l’approche de l’échéance présidentielle. Mais assistera-t-on à un tel changement de pied en 2027 ?

Car un nouveau cap a, semble-t-il, été franchi ce lundi 23 février, lors d’une conférence de presse organisée par la France insoumise près de leur quartier général dans le Xe arrondissement à Paris, à laquelle n’ont été invités qu’une poignée de titres, qualifiés de «nouveaux médias». Parmi eux, Reporterre, Blast, Le Média, les Jours, le HuffPost ou Mediapart, et des publications telles que Alertes Racisme, 15 minutes médias, ou des influenceurs et youtubeurs comme Farah RK, Grande Bavardeuse, ou la chaîne Nouvelle pensées critiques.

La grande majorité des organes nationaux dont Libération, le Monde, l’Humanité, la Croix, la Tribune Dimanche, France Info, France Inter, l’AFP, France Télévisions ou encore le Parisien, le Nouvel Obs, et TF1, si l’on tente de dresser une ligne non exhaustive, ont été pour leur part ghostés par le leader insoumis. De façon un brin narquoise, les bannis avaient tout de même été informés de la tenue de l’événement dont on leur refusait l’entrée, par un communiqué de presse envoyé lundi matin.

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