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Au comptoir de Chez Pol

Jean-Michel Aulas reste une légende de l’OL avant d’être candidat aux municipales

Indiscrétions piquantes, maladresses vaches ou douces confessions : chaque jour, retrouvez les brèves qui auscultent le monde politique.

Jean-Michel Aulas au stade Groupama de Décines-Charpieu (métropole de Lyon), le 17 mai 2024. (Olivier Chassignole/AFP)
Publié le 01/12/2025 à 11h08

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De bonne guerre

La campagne des municipales à Lyon promet d’être électrique. La faute à Jean-Michel Aulas qui entretient une bonne dynamique sans rien faire. Enfin, «rien faire», c’est méchant. Le millionnaire a donné le coup d’envoi du match des Légendes, dimanche 30 novembre à l’occasion du 75e anniversaire de l’Olympique lyonnais. Une mise en avant qui «contrevient frontalement aux obligations strictes du code électoral destinées à assurer l’égalité entre les candidats», juge le candidat lyonnais RN-UDR Alexandre Dupalais. Ce dernier a annoncé saisir la commission des comptes de campagne contre Aulas et ce qui, selon lui, pourrait constituer «des avantages en nature». Difficile pourtant de s’opposer à la présence de celui qui fut président de l’OL pendant trente-six ans. «A partir du moment où aucune communication ou déclaration politique sur la campagne, il n’y a aucun problème juridique», juge-t-on dans l’entourage d’Aulas, rapporte Lyon Capitale.

Se diviser pour mieux gagner

Qui a prétendu que la gauche n’aimait pas les traditions ? Depuis 2001, PS et communistes partent ensemble dès le premier tour à Paris, à l’inverse des écolos qui ont coutume de partir en solo. Rebelote en 2026 ? Avec les communistes, ça semble bien embarqué. Mais avec les écolos ? Pendant que le rose Emmanuel Grégoire et le vert David Belliard négocient une alliance dès le premier tour pour créer une dynamique de rassemblement contre Rachida Dati, certains socialistes semblent penser que ce n’est pas forcément l’idée du siècle. Voire que ce serait contre-productif. Il y en a un en tout cas qui pense tout haut que roses et verts devraient partir chacun dans leur coin pour mieux se retrouver ensuite : Ariel Weil. Selon le Figaro, le maire PS de Paris Centre verrait d’un bon œil une candidature autonome de Belliard, qui servirait de sas de décompression et à éviter une fuite des voix vers l’insoumise Sophia Chikirou : «Les Parisiens de gauche qui n’ont pas envie de voter pour la majorité sortante pourraient voter pour la liste écologiste au premier tour. Or, s’il y a une alliance, ils pourraient directement se tourner vers la liste LFI.» Une liste LFI avec laquelle les socialistes n’envisagent aucun accord, ni au premier ni au second tour.

Tonton du zbeul

S’ils ont été «suspendus» du parti par Bruno Retailleau, les six ministres membres de LR n’en ont pas été catégoriquement exclus et devraient, un jour ou l’autre, être réintégrés. Reste à savoir quand aura lieu la réconciliation avec l’ex-ministre de l’Intérieur, qui a voulu asseoir son autorité en les sanctionnant pour l’avoir défié, lui qui venait de claquer la porte du gouvernement Lecornu. Et à ce sujet, l’un des six renégats se veut plutôt optimiste quant à un prochain rabibochage. L’expérimenté Nicolas Forissier (député depuis 1993, il a aussi été ministre de Jean-Pierre Raffarin), ministre délégué chargé du Commerce extérieur, explique ainsi en privé, selon la Tribune dimanche : «Quand on a une brouille familiale, on laisse du temps pour que les choses s’apaisent et on attend qu’une tante ou un oncle organise une réunion. Nous, on a l’oncle Gérard [Larcher], l’oncle Michel [Barnier]…» Barnier avec qui il a d’ailleurs déjeuné le 20 novembre, ajoute l’hebdo dominical. A quand une intervention des autorités familiales ?

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