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Présidentielle 2027

«J’essaie de dire qui je suis» : vis-à-vis de Macron, Attal cherche la rupture sans le risque

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Le patron de Renaissance, en compétition avec Edouard Philippe pour le leadership au centre, cherche la bonne distance à l’égard du chef de l’Etat, dont il revendique le socle mais pas le bilan.

Gabriel Attal au meeting de rentrée de Renaissance à Arras (Pas-de-Calais), le 21 septembre 2025. (Albert Facelly/Libération)
Publié le 25/01/2026 à 10h46

Avec sa nomination à Matignon, Gabriel Attal avait chipé à Laurent Fabius le record du plus jeune Premier ministre. Le patron de Renaissance pourrait aussi lui emprunter sa célèbre phrase, concernant ses relations avec François Mitterrand : «Lui, c’est lui et moi c’est moi !» Comme Fabius en son temps, Attal cherche à s’émanciper d’Emmanuel Macron. «Je ne me positionne pas contre lui. J’essaie de dire qui je suis», affirme l’ex-chef du gouvernement. La partition reste délicate. Le chef des députés Renaissance ne veut pas de l’étiquette d’héritier, pas plus que de celle du traître. Le divorce doit se faire en douceur, par petites touches. «C’est la rupture dans la continuité, théorise un proche. Il a trouvé son chemin, le juste milieu entre Edouard Philippe, qui a sorti le bazooka, et le fait de ne pas rester collé à Macron.» Sa rentrée 2026 s’amorce sur ce délicat entre-deux. Avant d’officialiser sa candidature à la présidentielle, le patron de Renaissance s’affaire à offrir l’image d’une boutique qui tourne.

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