Revancharde Mme la maire. A l’heure où Anne Hidalgo s’apprête à transmettre, tradition olympique oblige, le drapeau blanc aux anneaux multicolores à son homologue de Los Angeles, Karen Bass, la socialiste savoure. «La magie s’est produite et c’est merveilleux», se félicitait-elle mercredi 7 août au journal de 20 heures de France 2. Deux jours plus tôt, dans un long article du Monde qui la met en valeur, elle se lâche : «Fuck aux réacs, fuck à [l’]extrême droite.» La maire de Paris peut souffler. Et brandir les poings. Ridiculisée deux ans plus tôt en queue de peloton de l’élection présidentielle (1,7 %, pire score de l’histoire du Parti socialiste), Hidalgo tient une victoire politique qui peut peut-être la relancer. Pour une éventuelle réélection en 2026, mais aussi pour compter à nouveau sur la scène nationale. A gauche tout du moins, avant un nouveau bras de fer à venir entre ses camarades socialistes et ses ennemis insoumis. En tout cas ses fidèles y croient.
Analyse
JO de Paris 2024 : l’heure de la revanche pour Anne Hidalgo ?
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La maire de Paris entend tirer parti de la réussite des Jeux olympiques afin de peser à gauche, où la rentrée politique s’annonce compliquée.
Anne Hidalgo devant la vasque de la flamme olympique dans le jardin des Tuileries à Paris, mercredi 7 août. (Joel Saget/AFP)
Publié le 09/08/2024 à 20h50
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