Jeudi matin, à l’ouverture de leurs Journées d’été, les Verts prennent place dans le grand amphi. Les uns se serrent aux autres, la salle est pleine à craquer. En contrebas, Yannick Jadot, lui, fait bande à part. Il s’assoit seul sur une rangée réservée à la presse. Etonnés, les organisateurs lui proposent de rejoindre ses collègues au premier rang. Il refuse. Quelques minutes plus tôt, pendant la photo de famille censée réunir l’ensemble des élus écolos, il avait trusté la dernière place, celle tout en haut. Après sa déroute électorale au printemps – il n’a réuni que 4,63 % des voix au premier tour de l’élection présidentielle –, Yannick Jadot est-il dans ses petits souliers ? Il dément. «C’est ma famille, je m’y sens bien.» Deux standing ovations suffiront pour dissiper les doutes. Quand Marine Tondelier, en bonne place pour être nommée secrétaire nationale d’EE-LV en décembre, s’exclame au micro «Merci à toi Yannick d’avoir tenu bon», la salle se lève comme un seul homme. Applaudissements nourris.
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Journées d’été des écolos: Sandrine Rousseau suscite l’enthousiasme, Yannick Jadot revendique «l’esprit de joie»
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Un an après la primaire des écologistes, l’affrontement à distance continue entre les deux finalistes. Si elle profite des séances de dédicace de son livre pour continuer de porter son message, lui ne compte pas baisser les bras pour autant.
Sandrine Rousseau jeudi 25 août aux Journées d'été des écologistes, à Grenoble. (Albert Facelly/Libération)
Publié le 26/08/2022 à 18h04
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