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Justice

Jugé pour «prise illégale d’intérêt», le maire RN de Fréjus David Rachline relaxé

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Le tribunal correctionnel de Draguignan a donné raison à l’ancien vice-président du Rassemblement nationale ce mardi. L’issue du procès intervient dans un contexte chargé par les multiples accusations visant l’édile et l’imminence des élections municipales.

David Rachline à Paris en janvier 2019. Le maire de Fréjus ne bénéficiera pas de l’investiture du parti aux municipales de mars 2026. (Yann Castanier/Hans Lucas pour Libération)
Par
Tom Novak
Publié le 26/01/2026 à 19h08, mis à jour le 27/01/2026 à 9h33

Les derniers mois de campagne avant les municipales sont éreintants, particulièrement lorsqu’on a des procès sur le dos. C’est le cas de David Rachline, le maire RN de Fréjus actuellement mis en cause dans plusieurs affaires judiciaires. Notamment soupçonné de «prise illégale d’intérêt», il a appris ce mardi matin sa relaxe par le tribunal de Draguignan, après y avoir comparu le 30 septembre. Le parquet avait alors requis une amende ferme de 10 000 euros, l’affichage de la condamnation en mairie pendant deux mois, ainsi qu’un an d’inéligibilité.

ll était reproché à l’ancien vice-président du Rassemblement national d’avoir participé, lors de conseils municipaux, à des votes concernant deux sociétés d’économie mixte (SEM) qui l’ont placé à leur tête. Les sociétés Fréjus Aménagement et Gestion de Port-Fréjus, dont la particularité est d’être détenue majoritairement par des institutions publiques, ont permis à David Rachline de toucher un bonus de 24 000 euros brut chaque année, entre 2017 et 2020. Ce revenu est opportunément venu combler la perte de ses indemnités de sénateur, après la promulgation de la loi sur le

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