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La «France périphérique», nouveau champ de bataille de la gauche

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Aux législatives, la Nupes a séduit les villes mais a échoué à s’imposer dans les «zones rurales et périurbaines». Ses membres s’interrogent sur la manière de reconquérir un électorat «loin de tout».

Au Neubourg, situé dans une circonscription de l’Eure où une candidate RN a été élue aux élections législatives. (Denis Allard/Libération)
Publié le 11/07/2022 à 7h07

En cette rentrée parlementaire, quelques sujets reviennent chez tous les députés de gauche : le score de l’extrême droite, la fragilité de Macron, la force retrouvée de l’Assemblée, la gentillesse du personnel du Palais-Bourbon, la difficulté de faire son badge pour la machine à café et… l’impénétrabilité de la France des bourgs. Les cartes électorales des législatives et de la présidentielle parlent d’elles-mêmes. Désunie ou unie, la gauche s’impose dans les métropoles et les quartiers populaires, mais ne perce pas dans la France rurale et périphérique.

Au premier tour de la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon fait 24% en agglomération parisienne, 8 points de plus qu’en 2017. Dans les communes de 20 000 à 100 000, il dégringole à 14%, 7 points de moins qu’il y a cinq ans. A l’issue des législatives, 28 des 75 députés insoumis sont élus en Ile-de-France. Il n’en faut pas plus pour que la note Terra Nova, qui reste comme une tache d’encre sur la gauche depuis sa publication en 2011, recommence à baver. Destiné au PS, ce rapport du think-tank social-démocrate préconisait d’abandonner les classes populaires, et avec elle un discours axé sur le social, au profit des diplômés des centres-villes et des minorités des quartiers populaires, en insistant sur le sociétal. «Sur le f

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