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La gestion des affaires courantes à géométrie variable par les ministres démissionnaires

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Rachida Dati, François-Noël Buffet, Catherine Vautrin, Éric Lombard prévoient des rendez-vous et s’occupent de leur ministère comme si leur jours n’étaient pas comptés.

Il faut croire que les règles ne sont pas assez claires et que les ministres du gouvernement Bayrou ne savent pas sur quel pied danser. Paris, le 8 septembre 2025. (Albert Facelly/Libération)
Publié le 15/09/2025 à 11h54

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Tester les limites n’est pas que l’apanage des enfants : c’est aussi une caractéristique des ministres démissionnaires. Avec la chute de François Bayrou, les membres de son gouvernement sont toujours en poste pour gérer les affaires courantes, le temps que Sébastien Lecornu choisisse les remplaçants. Priés de mettre la pédale douce et d’observer une «grande prudence» dans leurs annonces, déplacements et pots, les ministres sur le départ jouent pourtant avec les règles. Ce que n’a pas manqué de noter le député Place publique, ex-dircab d’Elisabeth Borne à Matignon et ex-ministre macroniste Aurélien Rousseau : «Je suis sans doute particulièrement vieux jeu mais j’ai le sentiment que les ministres démissionnaires ont inventé un concept d’expédition des affaires courantes très audacieux, d’inaugurations en déplacements et annonces multiples.»

Et effectivement, les exemples de gestion plutôt baroque des affaires courantes se multiplient. Ministre démissionnaire de la Santé, Catherine Vautrin était du déplacement primo-ministériel à Mâcon samedi et a communiqué sur X sur l’annonce faite alors de créer 5 000 maisons France Santé. Elle y était accompagnée du ministre placé sous sa responsabilité et chargé de l’Accès aux soins, Yannick Neuder. «Lors d’

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