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Libération
Le billet de Jonathan Bouchet-Petersen

La mort de Quentin Deranque est un drame qui ne doit pas servir de prétexte à une croisade trumpienne

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Affirmer illico que la «conflictualisation politique» à la sauce insoumise a conduit, même indirectement, à la mort de Quentin Deranque, c’est recouvrir cette tragédie d’un vernis d’indécence et faire fi du contexte lyonnais.

Lors du rassemblement à Paris le 15 février 2026 après le passage à tabac mortel de Quentin Deranque. (Magali Cohen /Hans Lucas. AFP)
Publié aujourd'hui à 9h28

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Il faut le dire et le répéter, même si cela fait heureusement consensus : rien ne justifie la mort d’un jeune homme dans une rixe qui s’est transformée en lynchage sur fond d’affrontements politiques. Le décès de Quentin Deranque, 23 ans, est un drame qui bouleverse chacun d’entre nous. On sait parfaitement qu’il s’agit d’un vœu pieux, hélas, mais on aimerait que cet épisode tragique ne serve pas de prétexte. Oui, il faut sévèrement punir les auteurs des faits et oui, cela interrogera forcément le comportement de certains groupes antifascistes s’il s’avère que ce sont bien des membres de cette mouvance qui se sont livrés à ce détestable déchaînement de violence qui ne sert aucune cause politique. L’intransigeance doit être de mise.

Mais affirmer illico que la conflictualisation politique à la sauce insoumise – une stratégie qu’il est tout à fait légitime de contester et qui n’est pas sans conséquence sur la nature du débat démocratique – a conduit

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