On l’avait crue remisée dans les grandes oubliettes de la «dédiabolisation», avec les défilés de Jeanne d’Arc, le 1er mai, les slogans «La France aux Français» et autres «On est chez nous», scandés il n’y a encore pas si longtemps dans les meetings du Front national. Mais non, la préférence nationale, certes ripolinée en «priorité nationale» il y a une petite dizaine d’années, tient bon. La mesure emblématique du parti d’extrême droite, fomentée au milieu des années 80 par Jean-Yves Le Gallou, constitue toujours l’une des pierres angulaires du Rassemblement national et figurera en bonne place dans le programme de sa candidate, pour 2022. Il faut dire qu’elle touche à l’essence même de l’idéologie nationaliste. Son principe est simple : pour l’emploi et l’accès à un certain nombre de droits ou allocations, elle entend donner la priorité – souvent, l’exclusivité – aux citoyens français, sur les étrangers vivant sur le sol hexagonal. Et ce, même si ces derniers travaillent et cotisent comme les détenteurs d’une carte d’identité française. «Je suis une adepte résolue de la priorité nationale et je vais la permettre par l’intermédiaire du référendum sur l’immigration que je vous proposerai [sitôt élue, ndlr]», martelait Marine Le Pen à
Rengaine
La préférence nationale, toujours une priorité pour Marine Le Pen
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Pierre angulaire du discours d’extrême droite, cette mesure figurera en bonne place dans le programme de la candidate du RN. L’occasion de faire le point sur ce que ce concept recouvre.
Congrès du Rassemblement national à Perpignan le 3 juillet. (Denis Allard/Libération)
Publié le 19/09/2021 à 12h57
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