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Libération
Interview

«La seule solution qui marche, c’est le vrai confinement»

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La pandémie de Covid-19 en Francedossier
Maire LR de Metz, François Grosdidier a été l’un des premiers à réclamer - en vain - une mise sous cloche localisée pour freiner l’épidémie.
Des policiers contrôlent l'attestation d'un passants à Metz, le 5 janvier. (Jean-Christophe Verhaegen/AFP)
publié le 3 mars 2021 à 17h56

Début février, le maire (Les Républicains) de Metz, François Grosdidier, avait réclamé en urgence le reconfinement de la Moselle, en proie à la circulation des premiers variants. Près de trois semaines plus tard, le gouvernement semble se diriger vers des confinements locaux en week-end. Pas de quoi satisfaire François Grosdidier qui regrette des «demi-mesures».

Avez-vous le sentiment d’avoir enfin été entendu par l’Etat?

Oui et non. Ce que je demandais à l’époque, ce n’était pas des confinements localisés de deux jours le week-end, en plus du couvre-feu à 18 heures toute la semaine, comme ce qui a été fait à Nice. Je pense que le couvre-feu rend la vie insupportable aux gens sur le plan psychologique, que c’est presque aussi désastreux sur le plan économique qu’un confinement total. En outre, cela a un effet contre-productif sur le plan sanitaire, comme l’a démontré l’enquête du CHU de Toulouse. Mais tant que nous ne sommes pas parvenus à l’immunité collective au moyen de la vaccination, notre problème doit être de réguler les entrées et les sorties dans les hôpitaux. La seule solution qui marche, c’est le vrai confinement : celui où les scolaires et ceux qui ne sont pas obligés de travailler hors de chez eux restent à la maison. Je pense qu’il vaut mieux des confinements locaux et forts que ce couv