La vingtaine de carcasses de voitures calcinées est encore là. Méticuleusement disposés à chacune des entrées du rond-point de Mahault au Lamentin, à une dizaine de minutes en voiture de Fort-de-France, certains véhicules sont encore fumants ce dimanche matin. Un «accord de méthode» a beau avoir été signé dans la nuit entre l’Etat, les élus martiniquais et l’intersyndicale à l’origine de la grève entamée il y a une semaine, le carrefour reste bloqué. L’arrivée aux Antilles du ministre des Outre-Mer, programmée plus tard dans la journée, n’y change rien.
Tee-shirts rouges sur le dos, des syndicalistes écartent à la main quelques débris pour laisser passer «le personnel médical et les urgences» quand c’est nécessaire. Pour les autres, un demi-tour s’impose. «Il y a eu un premier accord, mais il reste du travail. On attend que les discussions commencent vraiment pour “décaler le crabe” comme on dit chez nous», justifie Marcel Rose-Adélaïde, secrétaire adjoint de la branche santé de la Centrale syndicale des travailleurs martiniquais (CSTM).
«Mieux vaut avoir affaire à Dieu qu’à ses saints»
Pour le syndicaliste musculeux, la venue du ministre est néanmoins une bonne nouvelle, alors que le dialogue passait mal avec un préfet qui «méconnaît notre peuple et nos coutumes» et «jouait le pourrissement». «Si le préfet bloque to




