Le casting a de l’allure : Didier Migaud, l’un des députés les plus respectés parmi les opposants au sarkozysme ; Charles de Courson, un autre as des finances publiques, vétéran centriste du Palais-Bourbon… Mais cet après-midi de septembre 2008, c’est Bernard Tapie qui prend la lumière. L’homme d’affaires est auditionné à l’Assemblée au sujet d’un vieux dossier : l’affaire Adidas-Crédit lyonnais, à l’issue de laquelle un tribunal arbitral lui a accordé une indemnité de 403 millions d’euros. Aux manettes de cette commission, l’opposition socialiste, et François Bayrou. Persuadé que Tapie a bénéficié des «protections au plus haut niveau», dont celle du chef de l’Etat Nicolas Sarkozy, le député MoDem le cuisine sans ménagement. Et, face à ses protestations, le recadre : «Nous sommes là parce qu’on vient de vous attribuer 400 millions d’euros d’argent public. Et que ceci, c’est la moindre des choses pour des députés chargés de défendre le contribuable, posent des questions.»
Récit
«Le but est de toucher un public, de sensibiliser aux risques» : les commissions d’enquête remuent ciel et parlementaires
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Plébiscité par les députés et sénateurs, scruté par les médias et désormais bien identifié par le grand public, le recours à cet outil est en forte hausse ces dernières années, notamment du fait de la multiplication des groupes à l’Assemblée. Un succès qui suscite néanmoins critiques et interrogations.
Seconde audition d'Alexandre Benalla (2ᵉ droite), ancien chargé de mission à la présidence de la République, en présence de Jean-Pierre Sueur (droite), le 21 janvier 2019. (Albert Facelly/Libération)
Publié le 24/06/2025 à 6h04
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