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Il y a Boualem Sansal, écrivain innocent et malade, qui, à 81 ans, sort des geôles algériennes en déclarant : «Je ne vais pas être détruit par une petite année de prison.» Et il y a Nicolas Sarkozy, 70 ans, en pleine forme, condamné en première instance pour «association de malfaiteurs» dans l’affaire des financements libyens et pour «corruption» et «trafic d’influence» dans l’affaire Bygmalion qui, sortant de vingt et un jours de prison à la Santé, évoque son «cauchemar» et déclare : «C’est dur, c’est très dur. Je dirais même que c’est éreintant.»
L’ancien président précipite la sortie de son livre événement pour les fêtes de Noël. Nous n’avons pas encore le texte, il faut quand même le temps de l’écrire, de le peaufiner, mais on sait déjà (l’éditeur le dit) qu’il fera 216 pages pour raconter le calvaire du Dreyfus de Neuilly.
Soyons optimistes et imaginons que Nicolas Sarkozy ait eu une révélation et nous propose un texte humaniste sur les méfaits de l’enfermement. On peut rêver.




