Vingt jours de détention et de quoi écrire un pamphlet contre les prisons ? Ce vendredi 21 novembre, Nicolas Sarkozy annonce la sortie de son livre, sobrement intitulé le Journal d’un prisonnier. Publié aux éditions Fayard, propriété de Vincent Bolloré, l’ouvrage sera mis en vente le 10 décembre. Un timing parfait pour les fêtes de fin d’année. L’ancien président, visiblement pressé de livrer sa courte expérience carcérale, n’a pas pris le temps de vérifier si un tel titre avait déjà été utilisé. La liste des livres portant la même appellation est pourtant longue. Dernier endate, celui de l’avocat Gilles-William Goldnadel, également chroniqueur CNews-Europe 1, publié en janvier 2025.
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L’ancien président de la République a dévoilé quelques extraits sur son compte X cet après-midi. «En prison, il n’y a rien à voir, et rien à faire. J’oublie le silence qui n’existe pas à la Santé où il y a beaucoup à entendre. Le bruit y est hélas constant. A l’image du désert, la vie intérieure se fortifie en prison», écrit l’ancien président, incarcéré trois semaines à la prison parisienne de la Santé avant d’être finalement remis en liberté.
Prochain rendez-vous avec la justice le 16 mars
Le 25 septembre, l’ancien chef de l’Etat, aujourd’hui âgé de 70 ans, a été condamné en première instance à cinq ans de prison avec mandat de dépôt assorti d’une exécution provisoire pour association de malfaiteurs, et à une amende de 100 000 euros. Le tribunal correctionnel de Paris l’a reconnu coupable d’avoir sciemment laissé ses collaborateurs démarcher la Libye du dictateur Mouammar Kadhafi pour solliciter un financement occulte de sa campagne présidentielle victorieuse de 2007. Il a aussitôt fait appel et sera jugé à nouveau du 16 mars au 3 juin par la cour d’appel de Paris.
Le billet
Celui qui clame son innocence depuis le début de l’affaire a été incarcéré pendant trois semaines à la prison de la Santé, une détention inédite pour un ex-président dans l’histoire de la République française et qui a suscité de vifs débats.
Ecroué le 21 octobre, Nicolas Sarkozy a été libéré de prison le 10 novembre par la cour d’appel de Paris, qui a estimé qu’il ne présentait pas de risque de fuite et l’a placé sous contrôle judiciaire. Pour les juges, le mandat de dépôt avec exécution provisoire était justifié par la «gravité exceptionnelle» des faits. Mais pour Nicolas Sarkozy, il a été motivé par «la haine». De quoi prendre la plume.




