(Cet article est un extrait de Chez Pol, notre newsletter politique quotidienne réservée aux abonnés)
«Il faut lui mettre un pétard dans le cul et qu’il parte sur la Lune. A mèche courte, le pétard. Faut qu’il dégage !» Ce n’est pas du Audiard, mais le cri du cœur d’un député LREM ce mercredi, effrayé par les sondages à deux chiffres d’Eric Zemmour. «Le meilleur adversaire pour Emmanuel Macron, c’est Marine Le Pen. Et au milieu, il y a un fou furieux qui est en train de grignoter la moitié des voix du RN. Si on se retrouve face à Xavier Bertrand ou Valérie Pécresse au second tour, on est dans la merde. C’est Waterloo morne plaine !» poursuit l’élu précédemment cité. Au début du mois, un sondage Ifop Fiducial pour LCI et le Figaro donnait Macron au coude à coude avec Pécresse dans l’hypothèse d’un duel… et battu par Bertrand (par 53 % contre 47 %).
Le «champion d’automne» est rarement celui du printemps
Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a beau répéter à longueur d’interviews qu’il «rêve d’un second tour sans Marine Le Pen», le discours en off de certains macronistes souligne donc exactement l’inverse. «Au début, tout le monde disait : «Zemmour fait nos affaires, ça affaiblit nos adversaires», renchérit un autre député LREM. Mais ça change la donne ! Il y a un ensemble de bougés autour de nous. Pour la première fois depuis 2016, il est question que le RN ne soit pas au deuxième tour.




