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Le billet de Thomas Legrand

Le RN et le Venezuela, opération de «présidentialité» dont il ne faut pas être dupe

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Tandis qu’Emmanuel Macron a simplement pris acte de l’attaque américaine sur Caracas, Marine Le Pen a elle rappelé que la souveraineté d’un Etat n’était jamais négociable. Un contraste saisissant qui permet au parti d’extrême droite de se crédibiliser. Une nouvelle couche de ripolinage dans son entreprise de conquête du pouvoir.

Marine Le Pen à Bruxelles le 17 décembre 2025. (Nicolas Tucat /AFP)
Publié le 04/01/2026 à 16h31

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La réaction très classique et balancée du RN à l’action d’éclat des Américains à Caracas constitue un pas spectaculaire dans l’entreprise de présidentialisation de Marine Le Pen et de Jordan Bardella. Eux, qui, dans la tradition de l’extrême droite nationaliste française, sont en réalité et par nature, les amis des puissances étrangères qui professent les mêmes idées identitaristes, la même vision du monde ou la force supplante le droit, ont surpris par leurs textes aux accents réalistes et (faussement) multilatéralistes. C’est un coup de maître dont il ne faut pas être dupe. Cependant à cette couche de ripolinage, Emmanuel Macron, par sa surprenante réaction en forme de renoncement à la ligne traditionnelle de la diplomatie française et de soumission à la puissance américaine, a, par effet contraste, ajouté une seconde couche de présidentialité au RN.

Lisez les phrases suivantes (publiées sur les comptes X et Facebook de Marine Le Pen) et imaginez la voix de Jacques Chirac, Fr

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