Créée en 1993, le Temps des cerises se voyait en maison d’édition «progressiste et indépendante», selon une ancienne salariée, «non sectaire et porteuse de l’utopie sociale propre à la Commune de Paris», ajoute Francis Combes, qui fut son premier directeur. Fondée par ce dernier, poète de son état, et un collectif de 32 auteurs, cette petite structure, reprenant le titre de la chanson signée en 1866 d’un chansonnier communard journaliste et syndicaliste, rassemblait d’abord autour d’elle une bande de copains «qui mangeait tous les mercredis midi pour refaire le monde», se souvient-il. Il y avait là Gilles Perrault, Jorge Amado, le président de la Fédération des mutuelles de France Daniel Le Scornet, les historiens Roger Martelli et Claude Willard ou encore le philosophe Lucien Sève, des auteurs de sensibilité communiste avant tout, mais aussi de gauche sociale-démocrate, voire issue de l’autre côté de l’échiquier politique comme le futur chroniqueur du Point Patrick Besson. Fondateurs et auteurs à la fois, une particularité propre au Temps des cerises.
Gais rossignols et merles moqueurs
Le Temps des cerises, l’éditeur utopiste noyauté par une fédé CGT
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En difficulté financière, la structure créée par des intellectuels de gauche a été reprise en mains par la Fnaf, une fédération de la CGT aujourd’hui poursuivie pour «abus de confiance» dans un autre dossier. A partir de 2020, elle lui a imposé un nouveau patron et ses choix éditoriaux.
Collection «Romans des Libertés» de la maison d'édition le Temps des cerises. (Le Temps des Cerises)
Publié le 24/05/2023 à 13h59
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