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La démocratie américaine vit, ces dernières semaines, un point de bascule qui nous sidère. Cette sidération, engendrée par l’extrémisme de l’Etat fédéral et par la saturation cognitive de cette première année du second mandat de Donald Trump, est légitime tant nous assistons à une radicalisation de l’action qui va plus vite et plus loin que ce que l’on pouvait craindre. Cela ne doit pas nous empêcher d’en tirer sans attendre des leçons, car ce qui se passe aux Etats-Unis est évidemment un laboratoire grandeur nature d’un national-populisme qui ne manque pas de relais en Europe et jusqu’en France.
Ce qui était prévisible, c’est d’une part la cupidité du locataire de la Maison Blanche et sa culture de la force, sur la scène nationale comme internationale. Et d’autre part, les coups de boutoir contre l’Etat de droit et l’ensemble des contre-pouvoirs (juridique, journalistique et culturel). Le tout avec le ciblage des minorités de tous poils au nom d’un nationalisme blanc à la fois suprémaciste, masculiniste et ultra-religieux.
En cela, Donald Trump, qui cherche bien sûr – mais ce n’est pas nouveau – à s’enrichir, lui et les siens, apparaît comme le tout-puissant bras armé d’une contre-Révolution dont les penseurs n’ont pas attend




