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Parent pauvre

Attal et l’écologie : «Le sujet tourmentait Borne. Lui s’en fout, il est très loin»

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Moins impliqué que sa prédécesseure sur un dossier qu’il juge politiquement peu porteur, le Premier ministre cherche encore «sa» mesure écolo.

Gabriel Attal et Christophe Béchu, à Calais le 17 mai 2024. (François Lo Presti/AFP)
Publié le 17/05/2024 à 19h49

Encore raté. Depuis quelques semaines, Gabriel Attal, soucieux de rassurer sur sa foi écolo, cherche un créneau pour aborder le sujet. Outre une quatrième visite, vendredi dans le Pas-de-Calais, auprès des habitants touchés par les crues, Matignon prévoyait un séminaire gouvernemental sur l’écologie, mercredi 22 mai, lequel pourrait avoir du plomb dans l’aile tant la crise calédonienne bouscule l’agenda. Pendant ce temps, le budget de la transition écologique, déjà privé de 2,2 milliards d’euros en février, devrait être encore amputé d’un à 1,4 milliard en 2024.

Ceux qui n’attendaient pas grand-chose de ce Premier ministre peu allant sur l’environnement seront donc quand même déçus. Qu’ils sachent qu’Attal, rappelant à l’envi le bon résultat obtenu en 2023 (la baisse de 4,8 % des émissions de gaz à effet de serre par rapport à 2022), juge n’avoir «aucune leçon à recevoir» en la matière, comme il l’a rétorqué mardi à l’Assemblée à un élu écologiste. Dans le discours, le trentenaire présente régulièrement la bataille pour le climat comme le «défi existentiel» de sa génération, un marqueur, au même titre que le rapport au trava

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