Menu
Libération
Analyse

Législatives: au PS, une nouvelle ligne de fronde

Réservé aux abonnés

Si les négociations avec LFI ont bien démarré, la grogne monte chez les défenseurs de la ligne social-démocrate pour qui une alliance serait synonyme de compromission, voire un arrêt de mort.

Olivier Faure, premier secrétaire du PS, le 12 juillet à Villeurbanne. (Bruno Amsellem/Libération)
Publié le 29/04/2022 à 6h30

Le 11 avril, au lendemain du premier tour de la présidentielle, qui restera comme le souvenir d’une défaite historique des socialistes (1,7 %), Olivier Faure est arrivé tôt au siège d’Ivry-sur-Seine. Le premier secrétaire était seul en train de lire les récits de la débâcle d’Anne Hidalgo dans la presse, probablement entouré par les portraits de figures socialistes accrochés au mur, lorsqu’on l’a appelé. «J’ai tout de suite qualifié la défaite d’historique pour couper court à la tentation de relativiser, nous a-t-il dit. Ce n’est pas un trou d’air. Le PS ne peut pas être dans la fétichisation de son histoire, de son sigle.»

Fatigué de devoir se référer au passé pour justifier l’existence du Parti socialiste, Olivier Faure a décidé de lui redonner un avenir en s’ouvrant au reste de la gauche, jusqu’à Jean-Luc Mélenchon. Mercredi, socialistes et insoumis ont eu leur première réunion pour discuter du programme qui constituerait le socle d’un accord législ

Dans la même rubrique