C’est comme si cette semaine d’entre-deux-tours des législatives avait fait jaillir à la surface la quintessence du macronisme. Des personnalités sans valeurs communes, résidant sur une structure faillible, bâtie à la hâte il y a cinq ans dans le seul but d’élever un homme au pouvoir, Emmanuel Macron. Un résultat médiocre dimanche, la crainte de perdre la majorité, et les troupes se sont aussitôt perdues sans gloire dans les affres de cette question : faut-il ou non faire barrage à l’extrême droite ? Le président de la République a finalement tenté de reprendre la main sur un tarmac avant d’entamer une mini-tournée le conduisant vers un pays en guerre. Replaçant ainsi l’Europe au centre de son discours, seul thème vraiment rassembleur en macronie. Se replaçant surtout au centre du jeu – et au-dessus de la mêlée – à coups de photos «pour l’histoire» avec
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Législatives: dans l’entre-deux-tours, le macronisme en panne de sens
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Fragilisé par les résultats du premier tour, le chef de l’Etat a mené une campagne cacophonique sur la scène nationale avant de se replacer au centre du jeu en allant enfin en Ukraine.
Le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, et le ministre de la Fonction publique et candidat à Paris, Stanislas Guerini, jeudi. (Albert Facelly/Libération)
Publié le 17/06/2022 à 20h26
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