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Législatives : les propos d’Emmanuel Macron laissent sceptique son propre camp

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Lors d’un déplacement sur l’île de Sein mardi soir, le président de la République a ciblé en priorité la gauche en adoptant une rhétorique d’extrême droite, déplorée par les candidats de son parti, qui préfèrent se réfugier derrière la figure de Gabriel Attal.

Sur l'île de Sein, le 18 juin 2024. (Christophe Ena/via REUTERS)
Publié le 19/06/2024 à 19h59

Chacun sa manie. Jean-Luc Mélenchon a ses «mots obus», théorisés pour enflammer le débat public, Emmanuel Macron a ses «petites phrases», ces saillies qui déclenchent des polémiques depuis le début de son premier quinquennat. A l’aube de sa campagne de réélection en décembre 2021, le chef de l’Etat avait même esquissé un mea culpa sur TF1 : «Il y a des mots qui peuvent blesser, et je pense que ce n’est jamais bien et même inacceptable.» Mais à l’instar d’autres pratiques, il ne s’est jamais défait de cette habitude. Nouvelle occurrence mardi soir lors d’un déplacement sur l’île de Sein dans le Finistère. Alors qu’il avait déjà particulièrement ciblé la gauche lors de sa conférence de presse du 12 juin, le Président s’en est pris au Nouveau Front populaire. «C’est un programme totalement immigrationniste», a-t-il dénoncé auprès des journalistes, employant là un adjectif cher à l’extrême droite, jusque-là jamais entendu de son côté de l’échiquier politique.

Plus tôt, devant un groupe de personnes âgées, Macron avait attaqué le programme du Rassemblement national sur son coût pour les finances publiques, avant de déclarer : «du côté de l’extrême gauche, c’est quatre fois pire», «y a plus du tout de laïcité», «et puis y a des choses complètement

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