Emmanuel Macron aime reprendre à son compte les plus gros clichés masculinistes – l’homme qui ne dort pas, boxe pour se détendre, fait du jet-ski l’été, boit son petit whisky le soir et apprécie plus que tout les ambiances de vestiaires. Eh ouais, c’est ça être un vrai bonhomme. On ne le découvre pas à la lecture du livre des journalistes Nicolas Domenach et Maurice Szafran, Néron à l’Elysée (Albin Michel), critique sans fard du second quinquennat du Président. Mais on en a la confirmation. Comme l’avait déjà documenté Libé, il y est notamment question de ce «boys band élyséen» où «les femmes [y] sont aussi rares que les oasis dans le désert». Il y a l’aspect rigolard où Macron et sa clique s’amusent à réciter des répliques de Michel Audiard.
L’ambiance de travail, moins drôle, est décrite par les auteurs comme «aux antipodes de toutes les proclamations politiques de priorité quinquennale deux fois accordées à l’égalité hommes-femmes». «Car l’Elysée, c’est Macholand, poursuivent les auteurs. Le pouvoir dans ses tréfonds est un machisme à peine corrigé des variations saisonnières et de son histoire particulière




