Des tracteurs à l’arrêt et des slogans. «Notre fin sera votre faim.» Mercredi 31 janvier, la tête de liste La France insoumise pour les européennes, Manon Aubry, a passé l’après-midi sur le barrage de Chilly-Mazarin dans l’Essonne où plusieurs dizaines d’agriculteurs restent mobilisés, entre autres, pour de meilleurs revenus. «J’ai rencontré différents types d’exploitants : des gros céréaliers, des éleveurs bovins, des apiculteurs. Les discussions ont beaucoup tourné autour de la question des normes» que nombre d’agriculteurs jugent trop nombreuses et trop contraignantes, raconte-t-elle à Libération. Puis, l’épineuse question des accords de libre-échange s’est, selon l’eurodéputée, invitée dans les débats. Ça tombe bien. C’est l’une de ses marottes. Rares sont les interviews et les rendez-vous avec les journalistes durant lesquels l’ancienne porte-parole d’Oxfam ne raconte pas son dégoût de l’accord entre l’Union européenne et la Nouvelle-Z
Crise agricole
«Les accords gagnant-gagnant n’existent pas» : insoumis, socialistes, communistes et écologistes unis contre les traités de libre-échange
Réservé aux abonnés
Alors que les agriculteurs mobilisés dénoncent la concurrence déloyale provenant d’autres pays, la gauche française se retrouve, à des degrés divers, pour contester les accords de libre-échange à l’échelle européenne. Pas toujours sur la même ligne que leurs alliés continentaux.
La secrétaire nationale des Ecologistes, Marine Tondelier, avec des agriculteurs en colère, à Saint-Quentin-Fallavier, le 2 février. (Jeff Pachoud/AFP)
ParSacha Nelken
Publié le 04/02/2024 à 16h31
Pour aller plus loin :
Dans la même rubrique
Nos newsletters

Alerte Libé
Les alertes, infos et enquêtes Libé à ne pas manquer

Libé Matin
Le brief matinal idéal pour bien commencer la journée

Opinions
Les billets, éditos, tribunes ou chroniques qui font débat

Toutes nos newsletters
Actualité, politique, lifestyle... découvrez toutes nos newsletters

Les plus lus