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Epstein Files : récit de la folle semaine qui a poussé Jack Lang à démissionner de l’Institut du monde arabe

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La publication des communications de Jeffrey Epstein il y a une semaine a mis au jour les liens personnels et financiers entre l’ancien ministre de la Culture et le pédocriminel américain. Face aux multiples appels à son retrait et à sa convocation par le Quai d’Orsay, il a finalement quitté ce samedi 7 février son poste à la tête de l’institution culturelle.

L'ancien ministre de la Culture Jack Lang, à Paris, le 19 novembre 2023. (Xose Bouzas/Hans Lucas)
Publié aujourd'hui à 21h28

Le tsunami Epstein a emporté l’éléphant sur son passage. Jack Lang, 86 ans, monument de la politique française depuis quasiment un demi-siècle, a démissionné samedi 7 février de son poste à la tête de l’Institut du monde arabe, l’institution culturelle et diplomatique qu’il pilotait depuis treize ans. Il n’aura fallu que huit jours, depuis la publication des mails et communications de Jeffrey Epstein, pédocriminel milliardaire qui s’est suicidé en prison en 2019, pour que l’ancien mais emblématique ministre socialiste de la Culture jette l’éponge. Sans qu’aucun crime sexuel ne lui soit imputable, son nom était cité à 673 reprises dans la masse de documents publiée par la justice américaine, révélant petits et grands services qu’Epstein et Lang se sont rendus entre le début des années 2000 et 2019, quand il l’a invité au trentième anniversaire de la pyramide du Louvre, quelques jours avant son arrestation. Une date à laquelle il fallait être particulièrement mal informé pour ne pas connaître les affaires sordides auxquelles l’Américain s’est livré pendant des années. Récit d’une semaine où l’on est passé du déni d’un homme à la pression d’Etat.

«Je ne savais rien de lui»

La première lame arrive ce lundi 2 février,

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