Menu
Libération
Chez Pol

Les insoumis s’enflamment un peu trop vite sur la nationalisation d’ArcelorMittal

Réservé aux abonnés

A l’occasion de leur niche parlementaire jeudi 27 novembre, LFI a réussi à faire adopter leur proposition de loi visant à nationaliser le groupe sidérurgique. Malgré leur enthousiasme débordant après le vote, la route vers ce modèle est encore longue.

Lors d'une mobilisation des employés du sidérurgiste ArcelorMittal, près de l'Assemblée nationale à Paris, jeudi 27 novembre 2025. (Abdul Saboor/REUTERS)
Publié le 28/11/2025 à 11h21

Extrait de Chez Pol, notre newsletter politique réservée à nos abonnés : découvrez-la gratuitement.

Il n’y a pas que Lyon ou Strasbourg qui ont remporté des victoires (en foot) jeudi 27 novembre. Les insoumis aussi. A l’occasion de leur niche parlementaire, le groupe LFI a réussi à faire adopter trois propositions de loi. D’abord une résolution, non contraignante, demandant au gouvernement de s’opposer à l’accord de libre-échange entre l’UE et le Mercosur. La seconde visait à garantir l’égalité d’accès au service postal dans les territoires d’outre-mer. Et enfin, la troisième, sur la nationalisation d’ArcelorMittal France, adoptée par 127 voix contre 41, après des débats tendus, entre LFI accusant le RN d’obstruction, et le groupe de Marine Le Pen reprochant aux insoumis de susciter de «faux espoirs» pour les salariés. Car la nationalisation du groupe sidérurgique est encore loin d’être effective, puisque pour se réaliser, il faut encore que le texte soit approuvé par le Sénat à majorité de droite et opposé à toute idée de nationalisation (et il faudrait déjà qu’il soit déjà inscrit à l’ordre du jour) ou que le parcours parlementaire

Dans la même rubrique