Le budget 2026 ne sera pas voté avant le 31 décembre. Députés et sénateurs réunis en commission mixte paritaire pour tenter de trouver une version de compromis sur le budget ont rapidement constaté vendredi l’impossibilité de trouver un accord, a appris l’AFP de sources parlementaires.
Dans un communiqué, le rapporteur général du budget Philippe Juvin (LR) dit avoir pris «acte de l’absence d’accord sur une rédaction commune du projet de loi de finances pour 2026 susceptible d’être adoptée dans les mêmes termes par les deux chambres du Parlement». «En conséquence la commission mixte paritaire réunie ce jour n’est pas conclusive», a-t-il constaté.
«Les rapporteurs n’étant pas en mesure de nous présenter une proposition de rédaction, il n’y a pas lieu d’entamer l’examen des articles», a de son côté affirmé le président de la commission, Eric Coquerel (LFI), selon une source parlementaire.
Analyse
Désormais, le Conseil d’Etat «va être saisi d’un projet de loi spéciale», rapporte l’entourage de Sébastien Lecornu, loi permettant d’assurer la continuité de l’Etat et notamment le prélèvement des impôts, avant une reprise des discussions budgétaires en début d’année.
Sur X, Sébastien Lecornu a déploré «l’absence de volonté d’aboutir de certains parlementaires», et a annoncé réunir «à partir de lundi, les principaux responsables politiques» afin de «trouver les conditions d’une solution».
Le budget, lui, va retourner devant le Parlement. «Philippe Juvin poursuit dès à présent ses travaux afin de rapprocher les positions de l’ensemble des forces parlementaires en vue de la nouvelle lecture», selon son communiqué.




