Ils se sont marqués à la culotte sur la réindustrialisation du pays à l’usine Renault de Douai en juin, et revoilà Emmanuel Macron et Xavier Bertrand face à face pour clore le Beauvau de la sécurité à Roubaix mardi. «On aura un débat. Un vrai débat», a lancé le président de la région Hauts-de-France en accueillant une nouvelle fois celui qu’il espère déloger de l’Elysée en avril. Le ton de la campagne est donné. Il sera impitoyable sur les questions régaliennes. Pour Macron, le thème de la sécurité reste à la fois inévitable et insaisissable. Inévitable, car 36 % des Français le classent dans leurs trois priorités pour l’élection présidentielle de 2022, selon un sondage Elabe publié en mai, avant le pouvoir d’achat et la santé.
Le choix de feuilletonner
Le président-candidat est donc forcé de s’en emparer et d’articuler un discours se voulant crédible. Insaisissable, parce que les macronistes ont beau se démener depuis le début du quinquennat, ils ne parviennent pas à convaincre l’opinion publique de leur efficacité sur le sujet. Selon le sondage précédemment cité, seuls 33 % des Français ont confiance dans la politique sécuritaire de l’exécutif. A Roubaix, Bertrand avait beau jeu d’accuser Macron d’être «passé à côté de la sécurité pendant tout son mandat, parce qu’il n’a jamais été élu» avant de devenir président de la République. L’enjeu est crucial pour le chef de l’Etat. Si l’électorat de centre-droit repart dans le giron d’une Valérie Pécresse ou d’un Xavier Bertrand, Macron risque




