
Macron-Dati, les dessous d’une alliance explosive
Avec elle, mieux vaut maîtriser l’art de la guerre. Sébastien Lecornu a toujours traité Rachida Dati, sans perdre de vue l’image qu’elle cultive depuis son éclosion en sarkozie, celle d’«une grenade dégoupillée». A 60 ans, le potentiel explosif est intact. Le Premier ministre compose avec. Ah «Rachida», comme on l’appelle dans le petit Paris, certains invariablement bluffés par l’énergie de cette fille de maçon marocain sculptée à la niaque depuis Chalon-sur-Saône… D’autres, nombreux sont sidérés par ses méthodes, son goût de l’intrigue et des affaires révélé dans le dossier Renault, dans lequel elle sera jugée le 16 septembre, pour corruption et trafic d’influence, soupçonnée d’avoir indûment perçu entre 2010 et 2012, durant son mandat d’eurodéputée, 900 000 euros.
Dati virevolte encore au cœur du pouvoir, candidate LR à la mairie de Paris, en prime-time sur CNews et BFM TV, survoltée sur Instagram, mise en scène à l’aube avec les éboueurs. Et le soir, rue de Valois, en veste Schiaparelli, décorant l’ancienne Spice Girls Victoria Beckham, avec les héritiers du luxe Antoine Arnault et François-Henri Pinault. Lecornu marche